jeudi 8 septembre 2011

Un drôle de rêve...


Je rêvais que je roulais en vélo dans le vieux Québec.

D'abord sur la rue St-Pierre, en direction de la Côte de la Montagne. Rendu à la Côte, je décide d'aller vers le bas au lieu de la monter tout de suite. Alors que j'arrive à l'intersection de la rue Dalhousie, 4 coureurs de l'équipe AG2R La Mondiale (qui participent aux Grands prix cycliste de Québec et Montréal ce week-end)  s'engagent dans la montée de la Côte...

Qu'est-ce que je fais? Je les suis ou j’attends de voir passer d'autres coureurs à l'entrainement?

Quelques fractions de secondes de réflexion et je suis parti à leur poursuite!

J'arrive assez facilement à les rattraper. Je suis un peu étonné qu'ils se lèvent déjà debout sur les pédales, la montée n'est pas débutée encore! Mais c'est des pros, ils savent ce qu'ils font. J'arrive assez près pour même devoir ralentir un peu pour ne pas entrer dans leur bulle. Mais je suis dans la roue d'un pro! Je remarque qu'il s'asseoit une seconde pour changer de vitesse. Je ne sais pas qui il est (le numéro 13 sur son vélo n'est pas celui pour la course) mais il remarque que je les suis. Et on arrive dans le vif du sujet, tout près où l'escalier casse-cou donne sur la Côte. C'est le point le plus abrupte de la montée, 165 mètres à 13%. On se lève et on pédale.

C'est justement le moment où, comme dans tous les rêves, ça tourne mal. Pour avoir monté cette Côte quelques fois, j'ai maintenant une drôle de sensation... Me semble que ce n'est pas si difficile que ça d'habitude... Par réflexe, je regarde sur quel pignon (les «vitesses» arrières) je suis, juste pour confirmer que je suis bien sur le premier, soit le plus facile à pédaler en montée...

Oh mais quel Con! Et avec un C majuscule oui!

Trop occupé à regarder sur quelle vitesse les pros montent et patati et patata, il a oublié lui-même de changer et il est sur le quatrième pignon! Oh putain, bien joué!

Je ne sais pas si vous le savez mais lorsqu'on est en pleine poussée sur les pédales, on ne peut pas changer de vitesse. Il faut donner un peu de «mou» à la chaîne pour ne pas que ça coince. (Moi aussi je le sais car j'ai déjà fais exploser un dérailleur dans cette côte, tu t'en souviens Éric?) Alors là, maintenant, debout sur les pédales, dans le bout à 13%, c'est pas le temps de s'asseoir pour downshifter...

Tout ça se passe au moment où le policier à moto qui accompagne les Ag2r me dépasse en me faisant un petit sourire voulant dire : «check comment ça va ben assis su' un Harley de la Police!».

Ouains? Ben d'la chnoute! Envoye, pédale, ça déniaise! J'ai continué à pousser pendant que les 4 gars en brun me distançaient. Un peu dépassé la porte Prescott, je peux enfin changer de vitesse et me rasseoir. Je les laisse filer mais ça aura été un rush d'adrénaline assez intense.

Lorsque je me réveille, je suis en haut de la Côte. Et je vois passer l'équipe Garmin avec le canadien Ryder Hesjedal...



Tout ça pour dire que j'ai vraiment trippé. C'est bien clair que même si j'avais réussi à les suivre jusqu'en haut,   ça ne veut pas dire grand chose. C'était peut-être leur 5 ième montée de la journée en mode entraînement ou même juste réchauffement. En pleine course, le rythme est plus intense que ce qu'ils démontraient ce midi là.

Mais pour quelques secondes, j'y étais : Avant dernière étape du Tour de France, arrivée en altitude au sommet de (insérer ici le nom d'un col mythique. Pour moi, ce sera l'Alpe-d'Huez...), en échappée avec 4 autres. Premier au classement, j'ai juste à limiter les dégâts et ne pas me faire lâcher...
Mais j'ai juste oublié de changer de vitesse....
La victoire sera pour l'an prochain...!